--------------L'éthique laïque---------------

Le manifeste suivant se veut montrer l'utilité de l'enseignement d'une "éthique laïque" et de valeurs humanistes dans le système éducatif.

A) La liberté de choix du culte ou de l'athéisme
L'éthique de l'homme d'aujourd'hui se forme par sa propre distinction entre le bien et le mal, aidé ou pas par la religion, mais encadré par les droits et devoirs dictés par la société envers elle et son prochain. L'existentialisme se répand dans l'inconscient collectif et se donne une âme grâce à la pensée philosophique. Or, la philosophie n'est qu'un serpent qui se mord la queue, incapable au fond de démontrer que le bien est préférable au mal. La religion est la première dans l'histoire terrestre à avoir pris le parti de l'amour. La foi est-elle cet élément qui était voué à accompagner l'avènement de l'homme pour lui permettre la meilleure expansion? Ou le carthésianisme démontrera-t-il un jour scientifiquement l'existance de la part de mystique qui régit l'univers? Le carthésianisme propre à l'athéisme n'est-il pas la croyance empirique que tout est rationnalisable, la religion n'est elle pas la démonstration que le carthésianisme n'a pas réponse à tout ? On peut alors réellement se demander où est la croyance et où est la vérité et donc véritablement penser que la conviction religieuse ou athéiste sont tous deux des choix arbitraires et personnels.

B) L'athéisme d'éthique religieuse(être non croyant et posséder des valeurs issues de la religion)
L'homme est le seul animal terrestre doué de conscience, et il est devenu le plus puissant de sa planète, le seul capable d'agir sur son environnement de l'importante façon que nous connaissons. L'existentialisme athéiste rend l'homme libre face à lui même. S'il ne prête croyance à l'existance d'une entité mystique régissant l'univers, l'homme athée reste le seul être à même d'occuper la fonction de dieu qui selon lui a été inventé. Vouloir que l'homme sache assumer son rôle de maître du monde en espérant qu'il en fera quelquechose de beau par sa seule volonté, c'est avoir un but convergeant avec celui des hommes qui ont un jour trouvé un dieu bon et dicté aux hommes une bonne conduite. L'athéisme d'éthique religieuse, c'est la conviction où la croyance de phénomènes magiques, de puissances surnaturelles est éludée, mais où l'on tire toute la substance de l'histoire de la religion qui a guidé les hommes des siècles durant et qui fait partie intégrante de leur culture et de leur héritage. Cette substance est certainement un facteur humanisant d'un monde régit par des lois froides, machinales. La religion est pour ses pratiquants un enrichissement de l'âme, voire un mode de vie, une culture (en plus de la foi). Il peut donc être nécessaire de ne pas l'abandonner quand la conviction athéiste intervient, cette culture étant une des nombreuses richesses que l'homme possède. L'enseignement religieux n'est-il pas aujourd'hui toujours un principe éthique pour toute une nouvelle génération d'athées à éducation religieuse ?

C) Ne faut-il pas prêcher une éthique laïque ?
Le laïcisme offre à l'homme la liberté de ses convictions. Or dans un monde Laïque et existentialiste, la conviction athéiste semble se répandre toujours plus. Certaines valeurs jusqu'à aujourd'hui non véhiculées par le système éducatif ne sont elles pas du fait vouées à disparaitre progressivement? En effet, l'éducation laïque n'enseigne pas aux enfants qu'il ne faut pas avoir de préjugés, qu'il faut chérir sa compagne ou son compagnon, qu'il faut savoir quelques fois pardonner, que le bien est préférable au mal, et qu'il est du devoir de tous d'être secourable à des personnes dans le besoin. Résumons ces notions de tolérance, compassion, altruisme, tendresse et secourabilité dans l'idée d'"éthique laïque" qu'on pourrait aussi nommer "amour désinterressé". Si ni religion, ni parents n'apprennent ces valeurs aux enfants, construirons nous un monde libre mais égoïste et individualiste ? Si ces valeurs ne sont pas systématiquement enseignées de manière laïque, ne nous serait-il pas dommageable que ces valeurs se perdent au fil de la construction de notre civilisation ? L'apport à la société de ces valeurs ne permettrait-il pas de guider l'homme vers son destin le plus radieux ? L'amour n'est-il pas la plus belle invention qui soit ? Ne pouvons nous donc pas souhaiter que cette notion ne soit jamais oubliée, que les hommes de tous horizons croient au pouvoir de la vertu, et au pouvoir de croire que chacun a celui de faire le bien autour de lui ?






D) Conclusion sur L'enseignement du 3e millénaire

1) Les bénéfices d'un enseignement de valeurs éthiques
 Nous sommes aujourd'hui dans un monde qui se veut démocrate et laïque régit par des lois qui visent à sauvegarder la liberté des hommes. Mais n'est-ce pas un moyen d'enrichir cette liberté par un comportement altruiste, généreux, secourable de ses citoyens que de leur enseigner une éthique positive? Ces notions ne sont heureusement pas absentes de notre monde, elles sont souvent perceptibles dans les arts du spectacle, et dans les enseignements religieux, elles semblent toujours subsister dans une partie de notre inconscient collectif. Mais leur message n'est pas toujours le plus clair et le plus équivoque qui soit. L'enseignement religieux ne touche qu'une partie de la population à plus forte raison quand celui ci parvient à faire passer le message par des méthodes ancestrales ayant du mal à faire ses preuves dans notre monde moderne. Ne serait-il pas bénéfique pour la civilisation d'imaginer que soit intégré à l'école cet enseignement éthique?


2) Une nouvelle matière : le cours d'utilité générale
Mais comment intégrer cet élément dans un système déjà surchargé et pourtant souvent jugé imparfait et incomplet? On entend souvent dire par les séniors qu'il est regrettable que l'enseignement moderne n'apprend plus les choses utiles de la vie (travaux pratiques divers), l'instruction civique, les soixante huitards voudraient eux que les enfants puissent exprimer leur créativité épanouissent leur personnalité, tout cela semble impossible à faire avec un programme déjà très chargé. Les matières essentielles de base n'ont plus à démontrer leur nécessité dans un système déjà bien éprouvé pour former les futurs citoyens travailleurs. Mais ne pourrions nous pas imaginer une tranche horaire avec un cours à multi-utilité adaptatif ? En ne prenant qu'une petite tranche horaire pour enseigner les diverses choses qui ne prennent que quelques séances, l'enseignement pourrait être complété par cette foule de choses qui sont bonnes à apprendre aux petites têtes. On peut même imaginer un noyau de sous-matières fixes comme : l'instruction civique, l'enseignement éthique laïque, avec à l'appréciation du professeur l'enseignement de matières "satellites qui peuvent être aussi variées que : informatique, art, tous types de travaux pratiques, histoire des religions, etc, etc...... en fonction de ce que le prof pense être le plus utile pour sa classe.

3) L'éthique laïque ou l'amour laïque, comment le concrétiser ?
La question est vaste et ouverte. Par mon cas personnel, je sais que cela a été possible grâce à un enseignement du cathéchisme moderne et attrayant. Ce principe transféré au domaine laïque ne pourrait-il pas consister à un enseignement objectif des histoires religieuses, mettant à la portée des éléves le message que chaque grand courant religieux prêche? De plus ne serait-ce pas une façon d'offrir aux élèves la possibilité de faire un choix réfléchi et fondé sur leur future conviction ? Cet enseignement ne pourrait-il pas être aussi l'instant ou pourrait se vivre concrêtement en classe la tolérance et la compréhension des différences existant dans notre société ?

Finalement cette réflexion profonde ne propose que quelques petites heures durant une année où l'on parle d'éthique, parmi d'autres cours utiles, alors on peut être amené à se demander l'utilité d'une action aussi peu conséquente.
Prenons, alors, juste le parti de penser qu'une bonne chose clairement dite une fois pourra avoir une influence positive si elle ne changera pas le monde.
"on ne peut pas toujours penser, mais on peut toujours aimer" (auguste comte)